Una dietetica per l’informazione (12-13)
=== ===
In questi anni abbiamo conosciuto l'inquinamento atmosferico, marino e acustico. Conosceremo l'inquinamento dell'informazione, ci sarà troppa informazione, ci saranno troppi satelliti, troppo Internet, troppi Cd Rom, troppe reti informatiche, troppi computer. Come lottare contro tutto questo? Ci sono vari mezzi: un metodo, degli strumenti e un nuovo approccio alla conoscenza. Serve un metodo perché la nostra visione è completamente analitica, si trattano i concetti separatamente. Ci servono delle visioni più globali, che permettano di integrare le conoscenze. La cultura non è sapere tante piccole cose su tutto, è sapere integrare le conoscenze in modo che siano più utili per il nostro lavoro.
Secondo elemento: gli strumenti. La parola di gran moda è: navigare. Siamo in un oceano di sapere e c'è il rischio di affogare se non si conoscono le regole della navigazione, se non si sa nuotare; imparare le regole della navigazione vuol dire saper usare dei software intelligenti, che ci terranno per mano e ci aiuteranno ad ottenere le informazioni di cui abbiamo bisogno, quando vogliamo.
In terzo luogo si deve rovesciare il criterio con cui ci si avvicina al sistema. Di solito si cerca di memorizzare più cose per poterle riutilizzare. Adesso basterà sapere quali sono le procedure per cercare l'informazione quando se ne ha bisogno. Qui ci si può collegare con la dietetica. Con mia moglie ho scritto un libro sulla dietetica, come arte di organizzare la propria vita e di gestire il mondo in cui viviamo, una specie di continuazione del "Macroscope". La dietetica è l'arte di scegliere, nella pletora degli alimenti che affligge i paesi sviluppati, ciò che è buono per la salute e per la propria vita. Penso che bisogna inventare una dietetica dell'informazione. Di fronte alla pletora dell'informazione bisogna insegnare ai bambini e anche a noi stessi, ad essere moderati, a scegliere solo ciò di cui abbiamo bisogno. Credo che con questi tre mezzi: i metodi, gli strumenti e un approccio nuovo, "dietetico" all'informazione, abbiamo una possibilità di salvarci dall'inquinamento. Rimarrà, ad ogni modo, un problema: la distanza, che sta crescendo sempre di più, fra chi è ricco d'informazione e chi ne è sprovvisto, fra quelli che sanno usare queste tecniche, che sanno che sul computer c'è un menù, e quelli che non lo sanno. Se non si fa uno sforzo enorme per educare, su scala nazionale ed internazionale le nuove generazioni, il baratro crescerà e porterà a tensioni sociali ed economiche molto forti.
Credo che oggi viviamo un conflitto tra il tempo corto della televisione e dei media e il tempo lungo dell'educazione. Il tempo corto si manifesta nel video-clip, nello spot della pubblicità, nello zapping che è un saltare da una cosa all'altra. Qui abbiamo un mosaico di conoscenze e non l'integrazione, che crea cultura. E' un pericolo. Allora ci parlano di reti, di multimedialità, di Cd rom. Anche qui c'è un pericolo: è che i giovani, che vengono dai video giochi, come "Sega", "Nintendo" e "Game boy", passeranno al gioco educativo in modo superficiale, non integreranno il loro sapere. Penso che la chiave del problema è nell'equilibrio che in futuro bisognerà trovare tra la scuola reale e la scuola virtuale, o i musei delle scienze, reali come questo in cui ci troviamo, e quelli virtuali. Bisogna che ci siano tutti e due perché il luogo dove ci si incontra è un luogo unico per socializzare, integrare le culture, un luogo d'integrazione del sapere, di coeducazione. Il ruolo del professore è un ruolo di mediatore "socratico", che deve condurre alla conoscenza, piuttosto che fornire un sapere bello e pronto. E questo ruolo è insostituibile: l'elettronica non riuscirà a occuparlo. Nello stesso tempo le scuole, i musei delle scienze devono sapere integrare il computer, le reti come Internet, i sistemi multimediali, per beneficiare dell'accelerazione straordinaria che riceve l'accesso alla conoscenza da questi mezzi tecnici.
La première chose qu'il faut dire c'est que cette accélération va se poursuivre, elle se ralentira pas, au contraire ça va.., alors je recommence.... La première chose qu'il faut dire c'est que cette accélèration va se poursuivre, elle ne se ralentira pas, bien au contraire, donc il faut apprendre à travailler avec ces outils nouveaux en constante accélération. Le risque c'est une nouvelle forme de pollution, nous avons connu ces dernières années la pollution de l'air, la pollution de l'eau, la pollution par le bruit, nous allons connaître une nouvelle forme de pollution qui est la pollution par l'information, il y aura trop d'informations, trop de satéllites, trop d'Internet, trop de C.D.Rom, trop de réseaux, trop d'ordinateurs, comment lutter contre ça? plusieurs moyens: méthodologiques, des outils et une nouvelle approche de la connaissance. Méthodologiques parce que notre vision est complétement analytique, on met les choses de manière séparée, or il y a des visions plus systémiques, plus globales qui permettent d'intégrer les connaissances, d'intégrer le savoir, la culture ce n'est pas de savoir plein de petites choses, tout, la culture c'est de savoir intégrer les connaissances pour qu'elles soient plus utiles dans votre métier. Deuxième élément, des outils, le grand mot à la mode c'est navigation, on est sur un océan de connaissances, on peut se noyer dans un océan si on ne connaît pas les règles de la navigation, on ne sait pas nager. Donc apprendre les régles de la navigation et utiliser des agents, ça s'appelle des agents intelligents, des logiciels qui vont nous tenir par la main pour nous aider à obtenir les informations dont on a besoin quand on en a besoin et puis troisièmement c'est un renversement de l'approche, l'approche traditionnelle c'est de dire "il faut que je mémorise beaucoup de choses pour puvoir m'en reservir", l'approche nouvelle c'est de dire " quelles sont les procédures pour que j'aille chercher l'information où elle est ,quand j'en ai besoin. Alors ça ça relève de la diététique, si vous permettez, pour moi j'ai beaucoup écrit, avec ma femme, sur la diététique, comme art de gérer sa vie, qui était un peu la suite du "Macroscope", comment gérer le monde dans lequel on est aujourd'hui. La diététique c'est art de choisir, parmi la pléthore alimentaire, enfin dans les pays développés ce qui est bon pour votre santé et pour votre vie. Et ben, je pense qu'il faut inventer une diététique de l'information, ça veut dire que face à la pléthore informationnelle, il faut apprendre aux enfants, apprendre à nous-mêmes à être frugales, à choisir les éléments dont on a besoin pour sa vie. Alors je crois qu'en cumulant ces trois moyens, des méthodes, des outils et nouvelles approches de l'information mettant en _uvre une diététique on a peut-être une chance de s'en sortir face à cette pollution, il restera néanmoins un grand problème: c'est le fossé qui est en train de s'accroître entre les riches en informations et les pauvres en informations, ceux qui savent utliser toutes ces techniques, qui savent qu'est-ce que c'est un menu déroulant, une icône abstraite, sur un ordinateur et ceux qui ne savent pas et si on ne fait pas un énorme effort d'éducation à l'échelle nationale et internationale pour que de plus en plus de générations puissent utiliser ces outils, ces méthodes, alors le fossé va s'accroître et conduira à des frictions, à des tensions sociales et économiques extrêmement fortes.
C'est très grave, je crois que nous vivons un conflit, aujourd'hui, entre le temps court de la télévision et des média, temps long de l'éducation. Le temps court, se manifeste par le clip-vidéo, le spot-publicitaire, le zapping qui est un papillonage constant d'une chose à l'autre et là on a une mosaïque de connaissances et pas une intégration qui crée la culture, donc c'est un danger: Alors on nous parle des réseaux, des multimédia, du C.D.Rom, là aussi il y a un danger, c'est que les jeunes qui viennent du jeu-vidéo, Ségam, Intendo, Game Boy, ils vont passer au jeu éducationnel d'une manière superficielle, ils ne vont pas intégrer les savoirs. Moi je pense que la clé réside dans l'équilibre qu'on devra trouver dans l'avenir entre l'école réelle et l'école virtuelle ou les musées des sciences, comme ici, réels et des musées des sciences, virtuels, c'est à dire: il faut qu'il y ait les deux, parce-que le lieu de rencontre est un lieu unique de socialisation, d'intégration de cultures, d'intégration des savoirs, de co-éducation, le rôle du professeur est un rôle de médiateur socratique, qui doit conduire à la connaissance plutôt que tout savoir et ça c'est irremplaçable, l'électronique n'arrivera pas à faire ça, mais en même temps il faut que l'école, les musées des sciences sachent intégrer l'ordinateur les réseaux comme Internet, le multimédia pour bénéficier de l'accélération extraordinaire que donnent les moyens d'accès à la connaissance par ces moyens techniques.
Tratto dall'intervista L'uomo simbiotico Parigi - La Villette 6 settembre 1995